Billet d'humeur : Qu'en dirait Coco?

Semaine du 3 octobre 2011

Par Nicole Thomas-Mauro

Et si l’on avait obligé Coco Chanel à se faire appeler Madame ?

Coco CHANEL que l’on appelait avec tant de respect et d’estime « Mademoiselle » ne s’est jamais offusquée à notre connaissance d’être appelée « Mademoiselle », et on ne peut la «taxer de réac », elle, qui a libéré la femme du carcan du corset !

Alors pourquoi ne s’est-elle pas scandalisée?

Parce qu’à travers ce mot, elle y a vécu une liberté, celle d’exprimer sa voix tout en trouvant sa voie.

Par son style, elle a imposé une élégance, qui aujourd’hui encore domine le milieu de la mode avec tant de succès.

Nul n’est besoin de s’attarder sur la valeur réductrice ou non, d’une dénomination lorsque la personnalité est affirmée, confirmée et que l’on est bien dans sa tête, et dans son corps.

L’erreur des féministes est de vouloir s’affirmer, sans cesse, par rapport à l’homme.

Supprimer le joli « Mademoiselle » au prétexte qu’il n’y a plus l’équivalent masculin est une soustraction du vocabulaire.

La soustraction soustrait, c’est bien connu, elle n’a donc aucune valeur d’égalité pas plus que d’addition.

Le féminisme doit ajouter des libertés et non en soustraire !

En appelant toutes les femmes « Madame » non seulement nous appauvrirons notre belle langue française mais nous modifierons la définition même du mot « Madame ».

De surcroît les femmes perdront la liberté de choix.

Quid des jeunes adolescentes, des jeunes femmes célibataires ? N’ont-elles d’autre avenir que d’être noyées dans un vocable global ?

Toutes des « Madame » ?

Sûrement pas !

Longue vie à : Mademoiselle, Signorina, Fraülen, Señorita,… et toutes les autres.

Billet d’humeur : Loi, parité, quotas

Par Nicole Thomas-Mauro

Etre obligé de  recourir  à une loi pour ouvrir à plus de femmes la porte des Conseils d’Administration des grandes entreprises,  peut soulever l’approbation ou l’indignation, en tout cas, ne laisse pas indifférent.

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