Allocations familiales: Quand l'UMP s'interroge...
Semaine du 12 septembre 2011
En bref : Allocations familiales dès le premier enfant, fiscalisation des allocations familiales… 1 pas en avant, trois pas en arrière quand l’UMP s’interroge sur sa politique familiale, alors que les temps sont à la « rigueur ».
En mai 2011, le député UMP Christian Estrosi a fait une proposition de loi « tendant au versement des allocations familiales dès le premier enfant. » La question a été soulevée à nouveau lors de l’université d’été de l’UMP fin août 2011. Bruno Le Maire, chargé du projet présidentiel de l’UMP, a d’ailleurs émis l’idée de fiscaliser (totalement ou partiellement) les allocations familiales en contrepartie de leur octroi dès le premier enfant.
Cette proposition ne nous semble pas souhaitable pour plusieurs raisons :
1) Cela nous semble être en totale contradiction avec les politiques sociales européennes qui cherchent à augmenter les taux de natalité dans une « Europe vieillissante. » Si les allocations familiales commencent dès le deuxième enfant, c’est entre autres pour encourager la natalité !
2) Fiscaliser les allocations familiales contre leur octroi dès le premier enfant, cela signifie que les familles qui auront le plus d’enfants seront également les plus pénalisées puisqu’elles devront payer plus d’impôts !
Nous nous trouvons donc devant une proposition qui n’encourage pas la natalité et pénalise les familles nombreuses ! Peut-on encore parler d’allocations familiales dans ce cas ? La politique familiale n’est pas une politique sociale donc elle ne doit pas être fiscalisée.
Proposition de loi : http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3424.asp
Etrange...
Semaine du 12 septembre 2011
Par Nicole Thomas-Mauro
En bref : Nicole Thomas-Mauro réagit aux propos de Frédéric Lefebvre, Secrétaire d’Etat au Commerce, qui lie chômage et taux de natalité !
Étrange, tellement étrange….
Sommes-nous revenus au temps du « Petit Poucet » dont le père contraint par la misère choisissait de perdre ses enfants dans la forêt, faute de pouvoir les nourrir ?
Il faut se pincer pour être sûr de bien lire récemment dans la bouche d’un ministre que « s’il est si difficile de faire baisser le chômage c’est à cause d’un taux de natalité beaucoup plus important que beaucoup d’autres pays »
Ce qui revient à dire que moins d’enfants engendrerait moins de chômage.
Pauvre France pourtant enviée par ses voisins, et répondant pleinement au défit majeur de l’Union Européenne qui s’inquiète du vieillissement démographique européen.
Et surtout pauvre famille ! Car comment distinguer l’enfant de la famille ?
Ce que nous dit le ministre, c’est que la famille n’est pas une source de prospérité, au contraire, elle serait devenue un boulet qui entrave la prospérité…
Et pourtant la famille est la première école de travail, là où s’acquièrent les capacités d’initiative où s’apprend la responsabilité et où la perception de l’autre, indispensable à toute vie sociale, s’éveille.
La voici malmenée par des raisonnements ne prenant en compte que l’instant présent sans se projeter dans l’avenir.
Oubliant que l’enfant représente la génération à venir, celle qui soutiendra ses ainés par l’échange intergénérationnel organisé au niveau de la société toute entière, celle grâce à qui notre pays continuera d’exister.
Mariages, Pacs, taux de natalité : l’Insee nous donne ses chiffres pour 2010
Par Eléonore de Vimal
Sans avoir la prétention de présenter une analyse des chiffres transmis par l’Insee en matière démographique, voilà une brève présentation de ceux de 2010.
Naissances : Tout d’abord, concernant les naissances, en 2010, 828 000 bébés sont nés en France. Avec 2,01
enfants par femme, la France est le premier pays européen pour le taux de natalité. Première de cette catégorie,elle n’atteint tout de même pas le taux de renouvellement de la population qui se situe à 2,1 enfants par femme. Le déficit démographique en Europe est donc vraiment devenu une urgence.
L’écart est actuellement comblé par le solde migratoire.
Décès : parallèlement, le nombre de décès est évalué à 545 000.
Ce chiffre est stable depuis une dizaine d’année. L’espérance de vie augmente de quatre mois, tant pour les hommes (78,1 ans) que pour les femmes (84,8 ans). Les Français en général vivent non seulement plus longtemps mais aussi en meilleure santé. Cela justifie l’action de l’Union Européenne qui souhaite véritablement « donner une mission » aux personnes âgées.
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Quand l’Union Européenne (UE) évalue « le rôle des femmes dans une société vieillissante »
par Eléonore de Vimal
L’Union Européenne s’intéresse depuis de nombreuses années aux questions démographiques. En effet, la population européenne vieillit et ne se renouvelle pas. Le fonctionnement de l’économie n’étant pas absent de ces préoccupations, c’est naturellement que la question a été à nouveau abordée lors de la mise en place de la « Stratégie Europe 2020 »[1] qui a pour objectif le développement d’une croissance intelligente, durable et inclusive