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Une proposition de loi pour faciliter la contraception des mineures : suite
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Une proposition de loi pour faciliter la contraception des mineures
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Une proposition de loi pour faciliter la contraception des mineures : suite
Mme Bérengère Poletti a déposé une proposition de loi sur un « Meilleur accès à la contraception et à l'IVG notamment pour les mineures »
« Même si chacun reconnaît que la cellule familiale est le lieu idéal de dialogue pour accéder à l’information et à la prescription, force est de constater qu’il existe malheureusement de nombreuses familles au sein desquelles ce dialogue est impossible à établir. Les jeunes filles mineures membres de ces familles sont donc particulièrement exposées à l’impossibilité d’accéder à une prévention correcte de la grossesse non désirée. Comment peut-on accepter dans notre société que nous leur permettions d’accéder anonymement et gratuitement à la contraception d’urgence et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et que lorsqu’elles souhaitent agir en toute responsabilité par la prise d’un contraceptif, nous n’ayons pas adapté idéalement nos dispositifs d’accès à la contraception ? »
La proposition de loi est le résultat du rapport d’un groupe de travail qui propose de
– mieux encadrer l’éducation à la sexualité qui, bien que souvent dispensée par de nombreux acteurs très motivés dans les écoles, les collèges et les lycées en application de l’article L. 312-16 du code de l’éducation, souffre de véritables défaillances dans certains établissements ;
– garantir un accès anonyme et gratuit à la contraception pour celles des mineures qui souhaitent garder secret leur traitement.
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3988.asp
Si les familles sont défaillantes, la solution n’est pas de les ignorer, mais plutôt de les aider à remplir leur mission éducative d’écoute et de dialogue. Trop souvent, en effet, la sexualité est présentée comme un ensemble de pratiques où le corps sexué est réduit à sa dimension matérielle, une fonction organique sans le langage du cœur dans la relation avec l’autre, sans aucune mention du don de soi ou de l’amour reçu et donné. L’amour n’est pas un « faire », une technique ou une pratique, mais le don réciproque des corps, des cœurs et des intelligences. Dans toutes ces campagnes, les pratiques sexuelles résulteraient exclusivement de la décision de l’adolescent pour vivre pleinement « sa liberté sexuelle », en « se protégeant ».
Une proposition de loi pour faciliter la contraception des mineures
Semaine du 14 novembre
Bérangère Poletti, député des Ardennes, a déposé le 14 novembre une proposition de loi pour mieux encadrer la sexualité, faciliter la contraception des mineures, anonyme et gratuit.
La sexualité est présentée comme un ensemble de pratiques où le corps sexué est réduit à sa dimension matérielle, une fonction organique sans le langage du cœur présent dans la relation avec l’autre, sans aucune mention du don de soi ou de l’amour de l’autre. L’amour n’est pas un « faire », une technique ou une pratique, mais le don réciproque des corps, des cœurs et des intelligences. Dans toutes ces campagnes, les pratiques sexuelles résulteraient exclusivement de la décision de l’adolescent pour vivre pleinement « sa liberté sexuelle », en « protégeant ».
Education sexuelle des enfants
Semaine du 3 octobre 2011
Le 22 septembre 2011, le Pr. Nisand a remis à Jeannette Bougrab, Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie associative, un Rapport sur la contraception et l’IVG chez les jeunes filles. Il préconise une éducation sexuelle de plus en plus précoce !
La Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie associative, Madame Jeannette Bougrab, a demandé au Pr. Israël Nisand, gynécologue obstétricien au CHU de Strasbourg un Rapport (disponible fin novembre) sur la contraception et l’avortement des jeunes filles.
Dans une interview[1] sur son Rapport, il explique que le système de Pass Contraception[2] qui existe en Ile de France est insuffisant pour deux raisons : il n’est donné aux élèves qu’à partir de la seconde, et ne donne pas d’information.
Il préconise donc « une information à la sexualité à l’école dès 4 ans pour promouvoir le respect de soi, des autres et l'égalité entre filles et garçons. »
L’ANFE s’est déjà prononcée contre le Pass Contraception ! Elle ne peut que s’indigner de telles propositions !
1) L’approche purement hygiéniste de la sexualité par le personnel médical et enseignant oublie que l’être humain n’est pas seulement un corps.
La personne humaine est aussi psychologie, liberté et intelligence. Les parents, comme les éducateurs doivent prendre en compte toutes ces dimensions pour que l’éducation affective et sexuelle les aide à devenir des adultes responsables. Combien de jeunes sont aujourd’hui blessés parce qu’on leur a fait croire qu’il suffisait de « se protéger » (par un contraceptif en tout genre) et que tout irait bien ? Les jeunes aspirent à ce qu’on leur parle de la sexualité autrement qu’en termes de santé publique !
2) Le Professeur Nisand veut-il véritablement ôter aux parents leur rôle d’éducateurs ?
En proposant de donner une information à la sexualité dès l’âge de 4 ans, il peut être sûr de devancer les parents sur ce terrain ! En outre, présenter cette mesure en l’insérant dans une politique d’égalité entre filles et garçons est tout simplement aberrant ! Laissons les parents aborder eux-mêmes ces questions avec leurs enfants en fonction de la maturité de chacun ! Et aidons les parents à trouver les mots justes pour que cette éducation soit faite dans le respect des enfants, la confiance et la vérité.
[2] Chéquier, dont les coupons donnent droit à une consultation chez le médecin et la délivrance d’un contraceptif
Pass contraception
Article paru in Le Figaro, 29 avril 2011, par J-E Tesson
En bref: Le président du Cler prend part au débat sur le dispositif mis en place en Ile-de-France. Il analyse cette nouvelle approche de la sexualité par la société.
« Les jeunes ont au plus profond d’eux-mêmes le désir de donner du sens à leurs actes »