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Identité sexuelle, identité du genre
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Réponse de Monsieur Laurent Wauquiez à notre lettre du 18 octobre 2011
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Théorie du gender: La négation de la réalité génétique de l'être humain
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Actualités Juin 2011: la théorie du gender en pleine effervescence!
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Gender: la subversion de l'identité
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Passeports américains: application de la théorie du Gender
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La théorie du Gender: origines et conséquences
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Réponse de Monsieur Laurent Wauquiez à notre lettre du 18 octobre 2011
Semaine du 14 novembre
Lors d’un récent courrier, nous vous avons invité à écrire à Monsieur Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, pour lui exprimer notre incompréhension lors de l’attribution d’un doctorat Honoris causa à la philosophe américaine Judith Butler, auteur de « Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion ». Voici sa réponse:
Madame la Présidente,
J’ai bien reçu votre courrier dont je vous remercie.
Je mesure bien la sensibilité qui est la vôtre vis-à-vis de certaines thèses autour de la question du genre, et j’ai d’ailleurs été saisi à de nombreuses reprises sur ce même sujet.
L’attribution d’un doctorat Honoris causa relève de manière souveraine d’établissements universitaires devenus autonomes. Ces propositions de doctorat sont soumises à une autorisation administrative par le seul ministère des Affaires étrangères et européennes. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n’a donc pas « cautionné » l’initiative universitaire à laquelle vous vous référez, qui relève exclusivement des décisions de l’établissement concerné.
Je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de ma meilleure considération.
Laurent Wauquiez
Le livre « Le genre démasqué. Homme ou Femme ? Le choix impossible… » a été remis en main propre au ministre.
Théorie du gender: La négation de la réalité génétique de l'être humain
Semaine du 18 juillet 2011
Par Elizabeth Montfort, ancien député européen et Présidente de l'ANFE
En bref: La théorie du gender est philosophique ou sociologique mais certainement pas biologique. L'identité sexuelle d'un individu est inscrite dans ses gènes! En niant la réalité biologique, la Théorie du Gender veut aller plus loin: elle prétend supprimer les inégalités hommes/femmes en supprimant le concept de "femme", réduisant les individus à leur comportement sexuel.
Parce qu’elle relève du débat, la théorie du Gender n’a pas sa place dans l’enseignement des Sciences et Vie de la Terre dont l‘objectif est précisément d‘étudier et de comprendre les phénomènes de la nature. En prétendant que l’identité sexuelle est une construction sociale ou culturelle et en la définissant comme « la perception subjective que l’on a de son propre sexe et de son orientation sexuelle » (Livre SVT, Hachette), elle nie la réalité irréductible à tout être humain : la réalité génétique.
Avant même l’apparition des organes génitaux, le futur sexe de l’embryon est codé par ses chromosomes XX ou XY.
Dès la fécondation de l’ovocyte par le spermatozoïde, c’est-à-dire dès le premier instant de sa vie humaine, l’embryon est clairement déterminé comme fille ou garçon.
Cette première cellule contient déjà tout le patrimoine génétique du nouvel être humain qui provient pour moitié de la mère et pour moitié du père. Son identité sexuelle s’exprime par la combinaison des chromosomes XX ou XY contenus dans le noyau de cette première cellule. Elle ne changera plus : les cellules de l‘embryon, du fœtus, puis du nouveau-né contiennent dans leur noyau la même caractéristique chromosomique. Les chromosomes XX (chromosomes féminins) ne seront jamais XY (chromosomes masculins).
Les promoteurs de la théorie du Gender justifient leur position par le fait que l’embryon dans les premières semaines de son développement est « neutre » puisque les organes génitaux sont inexistants. Certes, mais les chromosomes XX ou XY de chacune de ses cellules vont donner un code qui orientera la constitution des organes sexuels en organes féminin ou masculin.
Cette réalité génétique est telle que même en cas d’intervention extérieure, comme une opération pour changer de sexe, les transsexuels gardent leurs chromosomes sexuels XX ou XY toute leur vie. Il leur faudra alors prendre des hormones pour contrarier les codes donnés par leurs chromosomes. Les êtres humains peuvent changer de sexe biologique, mais ne peuvent changer de chromosomes sexuels.
Cette réalité génétique est bien irréductible à tout être humain. Les chromosomes XX ou XY seront à jamais inclus dans le noyau de chaque cellule humaine. Certes, la personnalité s’enrichit du contexte social et culturel dans lequel chacun vit, mais, ce contexte ne pourra jamais effacer la marque indélébile d’être de sexe masculin ou féminin.
Quelle que soit son orientation sexuelle, l’homme reste intrinsèquement un homme et la femme reste intrinsèquement une femme.
Les livres SVT faisant l’objet de critiques graves par un grand nombre d’associations, nient cette réalité objective. « L’identité sexuelle est la perception subjective que l’on a de son propre sexe et de son orientation sexuelle… Seul le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou féminin…L’orientation sexuelle doit être clairement distinguée du sexe biologique de la personne » (Livre SVT, Hachette)
La dissociation entre identité sexuelle et identité biologique ou identité génétique ne peut conduire qu’à troubler les adolescents dont la personnalité est en devenir. Leur inculquer que l’identité sexuelle peut être déconnectée du corps sexué conduit à réduire l’individu à sa sexualité.
L’identité sexuelle est un aspect de l’identité d’un individu, mais elle n’est pas le tout. Avec la théorie du Gender, l’identité sexuelle devient un en-soi subjectif choisi par l’individu, car elle serait plus apte à le caractériser en raison de son choix et de la perception de la société.
« En sociologie, l’identité sexuelle se réfère au genre par lequel une personne est socialement reconnue ». (Livre SVT, Hatier)
Tout ceci contribue à dissocier l’identité sexuelle de l’identité juridique telle qu‘inscrite à l‘état civil. L’état civil est un « état » : « l’identité juridique d’un sujet ne dépend pas de lui, mais de quelques inscriptions légales, son nom, son prénom, son sexe, ses lieu et date de naissance, sa nationalité[1] ». Faire prévaloir l’identité sexuelle de l’individu conduit à le caractériser par son comportement, choisi et pouvant évoluer au cours de sa vie et à transformer une conduite, comme le comportement sexuel « en état », c’est-à-dire à « l’inscrire dans la société au même titre que les coordonnées de l’existence légale ». Ce serait réduire « l’identité de chacun à certains de ses actes [2] ».
Quels sont les objectifs recherchés par cette théorie ?
Hachette nous donne un début de réponse : « Durant cette période de fragilité psychologique et affective (l’adolescence), il est souvent difficile de faire face à une orientation sexuelle différente de la norme hétérosexuelle ». Le but n’est pas seulement de « normaliser » les comportements homosexuels, mais d’obtenir une reconnaissance légale au mariage ou à l’adoption par des couples de même sexe.
C’est oublier que l’ « hétérosexualité » n’est pas une norme sociale ou psychologique, mais la réalité biologique de la condition humaine.
Voilà une des raisons de la diffusion de cette théorie : mettre fin à l’ « hétérosexisme » au non de la non-discrimination de ceux qui s‘y opposent. Mais ne sommes-nous pas déjà entrés dans une ère d’ « hétérophobie » au sens du rejet de la différence entre les sexes. Car, si la différence des sexes biologiques est incontestable, c’est sa « signification et son rôle dans la structuration sociale et psychique qui serait effacée[3] ».
La deuxième raison vient des féministes radicales en lutte contre les discriminations sexistes, c’est à dire contre les femmes : « Il n’y aurait pas d’oppression de la femme, s’il n’existait pas un concept de femme[4] ».
Faut-il rappeler les propos de Sylviane Agacinski sur le sujet : « On ne semble ne plus remarquer que la revendication du « mariage homosexuel » ou de l’ « homoparentalité » n’a pu se formuler qu’à partir de la construction ou de la fiction de sujets de droit qui n’ont jamais existé : les « hétérosexuels ». C’est en posant comme une donnée réelle cette classe illusoire de sujets que la question de l’égalité des droits entre « homosexuels » et « hétérosexuels » a pu se poser. Il s’agit cependant d’une fiction, car ce n’est pas la sexualité des individus qui a jamais fondé le mariage, ni la parenté, mais d’abord le sexe, c’est-à-dire la distinction anthropologique des hommes et des femmes[5] ».
Cette distinction inscrite dans les chromosomes de chaque être humain est irréductible. C’est un fait et non une opinion. Le nier nuirait gravement à la cohérence et à la paix de notre société. Les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur n’ont pas voulu en saisir les enjeux. Puissent-il pendant ces quelques semaines de repos sortir de leurs illusions et ouvrir leur intelligence à la réalité de la condition humaine.
Actualités Juin 2011: la théorie du gender en pleine effervescence!
En bref: Depuis fin mai, la théorie du gender est au coeur de l'actualité! En effet, après un projet d'enseignement obligatoire de cette théorie annoncé pour septembre 2011 à l'Institut de Sciences politiques de Paris, il est apparu que les lycéens et les enfants de primaire sont également concernés! Retour sur une actualité brûlante!
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La théorie du Gender: origines et conséquences
par Elizabeth Montfort
En bref: L'Institut d'Etudes Politiques (IEP) de Paris a décidé d'enseigner la théorie du Gender à ses élèves. Un choix loin d'être anodin pour la formation de cette jeune élite. Les "gender studies": de l'identité biologique à l'identité sociologique ou comment déconstruire les structures fondamentales de la société. Jusqu’à ce jour, la France avait été épargnée par l’enseignement de la théorie du Gender.
Nous avions tout au plus un module à la Sorbonne et quelques conférences à Paris ou en province. C’en est fini. L’enseignement de cette « discipline » entre par la grande porte: à partir de 2011, des cours obligatoires lui seront consacrée à Sciences Po, l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. (IEP Paris)
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